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  • : Je me présente, je m'appelle Henri - lol !! NON !! Mon pseudo est Ludi car ma passion c'est la reconstitution de jeux et jouets au travers les âges. Je pratique les artisanats comme la poterie, la vannerie, le tissage, la couture, ...

Artisan(ne)s médiévistes

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Vendredi 2 octobre 2009
Par ludi - Publié dans : Les sorties
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Mercredi 29 juillet 2009
Dans le livre : "Bleu sang"(*) l'auteur, Viviane Moore (livre dont l'intrigue est basée au moyen - âge) nous parles du jeu d'enfant cligne-musette.

Définition : (n. f.) - Variété du jeu de cache-cache. (Dictionnaire de L'Académie française)

 


 

On ne dit plus, sauf en de rares endroits, "en cache" mais en cachette, pourtant la cache a désigné longtemps le fait de se cacher. C'est évidemment de cette définition que nous est resté le terme "cache-cache", apparu en 1722 et composé d'un redoublement de la forme verbale.


Le cache-cache (invariable) est donc ce jeu d'enfants où l'un des joueurs doit découvrir les autres qui sont cachés.



Pour en revenir à cache-cache, il existe aussi le double mot "cligne-musette", qui désignait le jeu de cache-cache au cours duquel un enfant ferme les yeux pendant que d'autres se cachent. Et "musette", dans ce cas, a comme origine l'ancien mot français "musser", cacher. En Picardie, on dit encore "mucher" pour cacher, une "muchète" est une cachette dans un jeu, "In muche" signifie "en cachette" et "muche-caba" est le cache-cache !

 

Le livre (*) : Bleu sang de Viviane Moore

Bleu sang

Le samedi 22 mai 2004 par Sheherazade

En l’an 1134, un incendie criminel a ravagé la ville de Chartres, détruisant quasiment toute la cité médiévale et endommageant fortement la cathédrale.


Extrait : http://www.livres-online.com/Bleu-sang.html

 

Par ludi - Publié dans : Jeux et jouets au Moyen-Âge
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Mercredi 29 juillet 2009
Le premier moyen de distribution était une distribution familiale Il s’agissait de réalisations artisanales des parents pour leurs enfants.

C’est au moyen – âge, qu’artisanat du jouet se un développe.

  • Les artisans, confectionnent les jouets en annexe de leur activité première, ceci leur donne un revenu appoint. ( = la fabrication des jouets)
  • Les marchands de jouets s’installaient sur les lieux de communications où le publique changent fréquemment, plus particulièrement sur les lieux de pèlerinage, où la ventaient y est plus propice.
  • Les boutiquiers vendaient auprès de ces lieux des objets tel des chapelets, perles et patenôtres mais aussi des jouets pour les enfants des pèlerins : sifflets, toupies et crécelles, jouets bois bon marché. 
  • Par la suite, des colporteurs diffuseront les jouets, ceux-ci circulaient dans les villages, faisaient du porte à porte, et vendaient dans les foires.
  • Dans les villes, « des marchands de rues » suscitaient l’intérêt des enfants afin qu’ils motivent leurs parents à l’achat. 
  • L’on trouvait également des jouets dans les échoppes des merciers. (marchands qui servaient d'intermédiaires entre le public et les fabricants)


L’achat d’un jouet sur une foire est très souvent une décision du père. Le jouet ramené lors qu’un déplacement, par le père à l’enfant, représente un objet précieux une véritable symbolique du jouet s’installe entre le père et l’enfant.
Par ludi - Publié dans : Jeux et jouets au Moyen-Âge
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Mercredi 29 juillet 2009

La vie des enfants sera différente selon le milieu dans lequel ils voient le jour.

 

Trois classes de vie :

- Vie de château

- Vie dans une famille aisée, noble

- Vie rurale

 

 

Illustration :

« L'exploration de cette enluminure du XVe siècle est l'occasion de découvrir comment la société médiévale se représente sa structure et son organisation.
À une époque où les villes et le commerce ont pris une importance nouvelle, bourgeois et commerçants occupent désormais un quart de l'image »

Extrait : classes.bnf



En ville

Les enfants des villes ne sont pas tous des enfants bien lotis. Il y a les enfants de riches commerçants, artisans, des bourgeois mais aussi les autres.

Il y a aussi, pour tous les risques de la ville.

les maladies provoquées par le rejet des eaux usées dans les égouts à ciel ouvert de la ville, jetées directement par les fenêtres des habitations, dans ces milieux insalubres les plus faibles sont touchées, en particulier les enfants.

les accidents : les maisons médiévales sont étroites et hautes ; il n’est pas rare qu’un jeune enfant tombe par la fenêtre depuis un étage élevé. Les enfants jouent dehors, car les appartements sont trop petits et sombres,les rues, qui débouchent parfois sur des ports, des quais de rivières ou des puits, sont parcourues à vive allure par des charrettes ou des chevaux. Les animaux domestiques, chiens et porcs, sans surveillance sont responsables de graves morsures, voire de décès.

L’environnement humain est plus dur qu’à la campagne, agression, kidnapping (pourtant les criminels d’enfants sont fortement réprimandés et ses voient attribués des sanctions terribles comme être enterré vivant)

Même si la ville est dangereuse, cette dernière est aussi un grand terrain de jeu où les enfants, même très jeune sont beaucoup plus libres qu'aujourd'hui de circuler de manière autonome, peuvent se baigner, pêcher à la ligne (activité pratiquée autant par les citadines que par les enfants des campagnes), patiner en hiver dans les fossés, courir en bandes, jouer aux billes ou au cerceau…

Les enfants récupèrent des sous-produits des activités commerciales ou artisanales pour en faire des jouets : une vessie de porc, une fois gonflée, devient un beau ballon; un cercle de tonneau fait un cerceau très convenable.

En campagne

La majorité des enfants vivent dans les campagnes, 90% des enfants du moyen âge sont des fils ou des filles de paysans.

 

Les filles et les garçons ont des travaux différents, les fillettes restent à la maison avec leur mère tandis que les garçons accompagnent leur père.

 

Les garçons

Les plus petits chassent les insectes (hannetons) et les oiseaux qui picorent les semences.

Les jeunes garçons effectuent de menus travaux : ramassage du petits bois pour le feu, arrachage des mauvaises herbes, … 


 

Agé de 8-10ans, les jeunes garçons accompagneront leur père lors des travaux de labours, ils aideront à guider le bœuf pour l'obliger à aller droit. Ils aident leur père aux travaux saisonniers (tonte des moutons, …)

 

Toutes ses tâches ne sont pas sans dangers !

Les filles

Les filles sont moins exposées aux dangers leurs tâches sont essentiellement des travaux  domestiques, leurs activités agricoles sont principalement concentrées autour de la maison : s’occuper de nourrir les volailles, ramasser les salades et les fruits du jardin potager. Elles font la vaisselle, rangent la maison, et s'occupent des bébés. Elles apprennent à tenir une maison.

 

 

Au château

Education des filles : elles apprennent à filer (miniature du XV jacques le Grant, Livre des bonnes mœurs)

 

 

Education des garçons : ils apprennent à se battre (miniature du XV jacques le Grant, Livre des bonnes mœurs)

Par ludi - Publié dans : L'enfant au Moyen-Âge
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Mercredi 29 juillet 2009

Philippe Ariès : Historien et journaliste français.

Né à Blois en 1914, décédé à Toulouse 1984. Historien atypique : "du dimanche" comme il se qualifie lui-même.

 

Pierre Riché : Historien médiéviste

Né à Paris en 1921, Agrégé d’histoire en 1948, docteur en lettre en 1962, professeur d’histoire du moyen age à l’université à Tunis et à Rennes. A été avec Alexandre - Bidon commissaire de l’exposition : l’enfance au Moyen – Âge » (26 octobre 1994 – 15 janvier 1995 à la galerie Mazarine de la bibliothèque Nationale de France, à Paris (France). Est aujourd’hui professeur d’histoire  médiévale à l’université de Paris X-Nanterre. Ses ouvrages sont traduits dans le monde entier.

Par ludi
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Mercredi 29 juillet 2009

Définition01 : jonchet, nom masculin

Petit  bâton posé en tas avec d'autres et qu'il faut retirer sans faire bouger les autres. (www.linternaute.com)


Définition 02 : n.m. jonchet (de joncher)

Bâtonnet de bois, d'os, etc., utilisé au jeu de jonchets.

                     n.m. pl. jonchets

Jeu d'adresse consistant à recueillir un à un dans un tas le maximum de bâtonnets sans faire bouger les autres; mikado. (http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/jonchet/)



Remontant au 14ème siècle, le jeu des jonchets serait une forme de la pousse aux épingles que pratiquait les romains.


Preuve directe : Fouille archéologique quartier de l'Etang, rue Frédéric Mistral, Fos-sur-Mer, Bouches-du-Rhône).

                          Tête féminine couronnée en ivoire.

 

 

Vraisemblablement le personnage de la reine d'une épingle de jonchet

(2,1 cm de long ; 1,5 cm de large ; zone 700, US 701)


Preuves indirectes : Ecris de Rabelais (Gargantua) et Montaigne (Essai), où ils  en font mention.


Sa version moderne, 


                    n'est autre que le mikado.

 

 

Les pièces du jeu
Les jonchets étaient, à l’origine, des petits bâtons en jonc, d’où leur nom.

Plus tard, on les appela également honchets par suite d’un rapprochement populaire avec le verbe hocher qui signifie remuer.


Quand il devient un divertissement de la haute société, on les tailla dans de l’ivoire, de l’os ou du bois. Ils avaient une longueur de huit à dix centimètres.  


Composition du jeu :

Une cinquantaine de bâtonnets parmi lesquels figurent quatre pièces maîtresses qui se distinguent des autres par une petite tête : ce sont le Roi, la Reine et les deux Cavaliers. Certains jeux comptent, en outre, un Drapeau, quatre Valets et six Cavaliers supplémentaires.


La marche du jeu
Le premier joueur prend tous les jonchets dans sa main qu’il ouvre brusquement à quelques centimètres au-dessus de la table. Il essaie ensuite de les retirer du jeu, un à un, à l’aide d’un petit crochet ou simplement de ses mains, sans faire bouger les autres. Dés que l’un d’eux à remué, ne fût-ce qu’imperceptiblement, le tour de jeu passe au joueur suivant jusqu’à ce que celui-ci commette la même faute.


Lorsque tous les jonchets sont ramassés, les joueurs comptent leurs points :
- le roi vaut 50.
- La reine vaut 40.
- Le drapeau vaut 30.
- Un valet vaut 20.
- Un cavalier vaut 10.
- Un soldat (tous les autres jonchets) vaut 5.


Remarque :

S’il n’y à que quatre pièces principales : le roi vaut 20, la reine vaut 10, le cavalier vaut 5, le soldat vaut 1.


Extrait : guerriers du moyen age - forum

 

Par ludi - Publié dans : Jeux et jouets au Moyen-Âge
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Mercredi 29 juillet 2009

Au plus près du couteau

Jeu très pratiqué au Moyen-Âge

 

Règle du jeu : Le jeu nécessite 5 palets  par joueurs, une table et un couteau. On plante un couteau sur le bord d’une table et les joueurs se placent sur le côté opposé. Le joueur A tire un palet, puis c’est autour du joueur B et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les joueurs aient tiré leurs 5 palets. Le vainqueur est celui qui a placé un de ces palets « au plus près du couteau »

La difficulté de ce jeu est de lancer son palet près du couteau sans que palet ni couteau ne tombent de la table.

 

Une variante de ce jeu, pratiqué en extérieur, consiste à lancer le palet le plus près possible d’un piquet planté dans le sol ou d’un mur sans le toucher.

 

 

 

 Extrait : Les jeux au Moyen-Âge – Fabien Müllers – p.30

Par ludi - Publié dans : Jeux et jouets au Moyen-Âge
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Mercredi 29 juillet 2009



Némo et sont frères en fiers cavaliers de mes chevaux bâton.
Par ludi - Publié dans : Essais de reconstitutions
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Mercredi 29 juillet 2009

Illustration extraite : http://classes.bnf.fr/ema/grands/205.htm

Le cheval-bâton

Danse macabre, France, fin du XVe siècle
Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 995, fol. 7

Les enfants qui s'affrontent en petites joutes dans les rues de la ville sont un présage de guerre, affirment les commères du XVe siècle.

 


Au Moyen-Âge, le cheval bâton est parmi les activités favorites des enfants.


On le retrouve sur des peintures du XVe siècle, dans les livres d’inventaires du XVIe siècle (rennaissance) mais aussi dans l'art religieux du 15e siècle, où l’on peut voir que l’écuyer du cheval n’est autre que l’enfant Jésus lui-même.


A cette même époque, les jouets s'inscrivant peu à peu dans un cadre quotidien, le graveur allemand Israel Van Meckenem le Jeune place un cheval bâton à tête sculptée dans le désordre d'une maison.

 

* par Pieter Brueghel, (1560), le cheval bâton au 1e plan de son œuvre : les Jeux d'enfants.  

 

Sources :

Sources Internet :

http://classes.bnf.fr

http://www.musee-du-jouet.fr/jouetmag/chevalbaton.pdf

http://books.google.com/books?id=i9sOqIQLT8AC&pg=PA184&lpg=PA184&dq=cheval+b%C3%A2ton+moyen+age&source=web&ots=P4Tg4gR7Dj&sig=4-0Uo0RkSp8hP1WUbSMBpaBNNZg#PPA185,M1

 

Sources Livresques :

« Histoire des Jouets », H.-R. D'Allemagne. Hachette, v.1900. "Chevaux, voitures et jouets à bon marché", p.43-53.

« Jouets de toujours », M. Manson, Fayard, 2001.

 

Par ludi - Publié dans : Jeux et jouets au Moyen-Âge
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Mercredi 29 juillet 2009

"Item, en icelui temps, chantaient les petits enfants au soir, en allant au vin ou à la moutarde, tous communément :
"Votre con a la toux, commère
Votre con a la toux, la toux"

 

 

Vers la fin du XV ème, il semblerait que dans le sud on ait la chanson "Jan dé Nivélo" sur l'air de Cadet Roussel et dont elle serait l'origine.

Il semblerait qu'un certain Sire de Nivelle se soit opposé à la francisation de la Provence (Louis XI la reçoit en héritage). (Sous toutes réserves) Et vu que ce fameux Jean dé Nivelle se serait plus ou moins retrouvé seul, il n'avait plus pour serviteurs que les animaux...

Jan de Nivélo avié un gau (avait un coq)
Qué dé sa coua escoubavo l'hostaou
(Qui de sa queue balayait la maison)
Dé sa pato fasié scudelo
(De sa pate il faisait l'écuelle)
Laissa' passar Jan de Nivélo
(Laissez passer J d N)
Mai, mai mai cépèndant
Jan de Nivelo es bouen ènfant....

Le refrain préféré des enfants :

Jan dé Nivélo avié un buou (un boeuf)
Qu'avié lei banos sus lou cuou
(Qui avait les cornes sur le C...)
E la coua déssus la cèrvélo
Laissa' passar...etc.


Source : Aguillon (forum guerriers-du-moyen-age)

Par ludi - Publié dans : L'enfant au Moyen-Âge
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