On ne dit plus, sauf en de rares endroits, "en cache" mais en cachette, pourtant la cache a désigné longtemps le fait de se cacher. C'est évidemment de cette
définition que nous est resté le terme "cache-cache", apparu en 1722 et composé d'un redoublement de la forme verbale.
Le cache-cache (invariable) est donc ce jeu d'enfants où l'un des joueurs doit découvrir les autres qui sont cachés.
Pour en revenir à cache-cache, il existe aussi le double mot "cligne-musette", qui désignait le jeu de cache-cache au cours duquel un enfant ferme les yeux pendant que d'autres se cachent. Et "musette", dans ce cas, a comme origine l'ancien mot français "musser", cacher. En Picardie, on dit encore "mucher" pour cacher, une "muchète" est une cachette dans un jeu, "In muche" signifie "en cachette" et "muche-caba" est le cache-cache !
Le livre (*) : Bleu sang de Viviane Moore
Le samedi 22 mai 2004 par Sheherazade
En l’an 1134, un incendie criminel a ravagé la ville de Chartres, détruisant quasiment toute la cité médiévale et endommageant fortement la cathédrale.
Extrait : http://www.livres-online.com/Bleu-sang.html
La vie des enfants sera différente selon le milieu dans lequel ils voient le jour.
Trois classes de vie :
- Vie de château
- Vie dans une famille aisée, noble
- Vie rurale
Illustration :
« L'exploration de cette enluminure du XVe siècle est l'occasion de découvrir comment la
société médiévale se représente sa structure et son organisation.
À une époque où les villes et le commerce ont pris une importance nouvelle, bourgeois et commerçants occupent désormais un quart de l'image »
Extrait : classes.bnf
Les enfants des villes ne sont pas tous des enfants bien lotis. Il y a les enfants de riches commerçants, artisans, des bourgeois mais aussi les autres.
Il y a aussi, pour tous les risques de la ville.
les maladies provoquées par le rejet des eaux usées dans les égouts à ciel ouvert de la ville, jetées directement par les fenêtres des habitations, dans ces milieux insalubres les plus faibles sont touchées, en particulier les enfants.
les accidents : les maisons médiévales sont étroites et hautes ; il n’est pas rare qu’un jeune enfant tombe par la fenêtre depuis un étage élevé. Les enfants jouent dehors, car les appartements sont trop petits et sombres,les rues, qui débouchent parfois sur des ports, des quais de rivières ou des puits, sont parcourues à vive allure par des charrettes ou des chevaux. Les animaux domestiques, chiens et porcs, sans surveillance sont responsables de graves morsures, voire de décès.
L’environnement humain est plus dur qu’à la campagne, agression, kidnapping (pourtant les criminels d’enfants sont fortement réprimandés et ses voient attribués des sanctions terribles comme être enterré vivant)
Même si la ville est dangereuse, cette dernière est aussi un grand terrain de jeu où les enfants, même très jeune sont beaucoup plus libres qu'aujourd'hui de circuler de manière autonome, peuvent se baigner, pêcher à la ligne (activité pratiquée autant par les citadines que par les enfants des campagnes), patiner en hiver dans les fossés, courir en bandes, jouer aux billes ou au cerceau…
Les enfants récupèrent des sous-produits des activités commerciales ou artisanales pour en faire des jouets : une vessie de porc, une fois gonflée, devient un beau ballon; un cercle de tonneau fait un cerceau très convenable.
En campagne
La majorité des enfants vivent dans les campagnes, 90% des enfants du moyen âge sont des fils ou des filles de paysans.
Les filles et les garçons ont des travaux différents, les fillettes restent à la maison avec leur mère tandis que les garçons accompagnent leur père.
Les garçons
Les plus petits chassent les insectes (hannetons) et les oiseaux qui picorent les semences.
Les jeunes garçons effectuent de menus travaux : ramassage du petits bois pour le feu, arrachage des mauvaises herbes, …
Agé de 8-10ans, les jeunes garçons accompagneront leur père lors des travaux de labours, ils aideront à guider le bœuf pour l'obliger à aller droit. Ils aident leur père aux travaux saisonniers (tonte des moutons, …)
Toutes ses tâches ne sont pas sans dangers !
Les filles
Les filles sont moins exposées aux dangers leurs tâches sont essentiellement des travaux domestiques, leurs activités agricoles sont principalement concentrées autour de la maison : s’occuper de nourrir les volailles, ramasser les salades et les fruits du jardin potager. Elles font la vaisselle, rangent la maison, et s'occupent des bébés. Elles apprennent à tenir une maison.
Au château
Education des filles : elles apprennent à filer (miniature du XV jacques le Grant, Livre des bonnes mœurs)
Education des garçons : ils apprennent à se battre (miniature du XV jacques le Grant, Livre des bonnes mœurs)
Philippe Ariès : Historien et journaliste français.
Né à Blois en 1914, décédé à Toulouse 1984. Historien atypique : "du dimanche" comme il se qualifie lui-même.
Pierre Riché : Historien médiéviste
Né à Paris en 1921, Agrégé d’histoire en 1948, docteur en lettre en 1962, professeur d’histoire du moyen age à l’université à Tunis et à Rennes. A été avec Alexandre - Bidon commissaire de l’exposition : l’enfance au Moyen – Âge » (26 octobre 1994 – 15 janvier 1995 à la galerie Mazarine de la bibliothèque Nationale de France, à Paris (France). Est aujourd’hui professeur d’histoire médiévale à l’université de Paris X-Nanterre. Ses ouvrages sont traduits dans le monde entier.
Définition01 : jonchet, nom masculin
Petit bâton posé en tas avec d'autres et qu'il faut retirer sans faire bouger les autres. (www.linternaute.com)
Définition 02 : n.m. jonchet (de joncher)
Bâtonnet de bois, d'os, etc., utilisé au jeu de jonchets.
n.m. pl. jonchets
Jeu d'adresse consistant à recueillir un à un dans un tas le maximum de bâtonnets sans faire bouger les autres; mikado. (http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/jonchet/)
Remontant au 14ème siècle, le jeu des jonchets serait une forme de la pousse aux épingles que pratiquait les romains.
Preuve directe : Fouille archéologique quartier de l'Etang, rue Frédéric Mistral, Fos-sur-Mer, Bouches-du-Rhône).
Tête féminine couronnée en ivoire.
Vraisemblablement le personnage de la reine d'une épingle de jonchet
(2,1 cm de long ; 1,5 cm de large ; zone 700, US 701)
Preuves indirectes : Ecris de Rabelais (Gargantua) et Montaigne (Essai), où ils en font mention.
Sa version moderne,
n'est autre que le mikado.
Les pièces du
jeu
Les jonchets étaient, à l’origine, des petits bâtons en jonc, d’où leur
nom.
Plus tard, on les appela également honchets par suite d’un rapprochement populaire avec le verbe hocher qui signifie remuer.
Quand il devient un divertissement de la haute société, on les tailla dans de l’ivoire, de l’os ou du bois. Ils avaient une longueur de huit à dix centimètres.
Composition du jeu :
Une cinquantaine de bâtonnets parmi lesquels figurent quatre pièces maîtresses qui se
distinguent des autres par une petite tête : ce sont le Roi, la Reine et les deux Cavaliers. Certains jeux comptent, en outre, un Drapeau, quatre Valets et six Cavaliers
supplémentaires.
La marche du jeu
Le premier joueur prend tous les jonchets dans sa main qu’il ouvre brusquement à quelques centimètres au-dessus de la table. Il essaie
ensuite de les retirer du jeu, un à un, à l’aide d’un petit crochet ou simplement de ses mains, sans faire bouger les autres. Dés que l’un d’eux à remué, ne fût-ce qu’imperceptiblement, le tour
de jeu passe au joueur suivant jusqu’à ce que celui-ci commette la même faute.
Lorsque tous les jonchets sont ramassés, les joueurs comptent leurs points :
- le roi vaut 50.
- La reine vaut 40.
- Le drapeau vaut 30.
- Un valet vaut 20.
- Un cavalier vaut 10.
- Un soldat (tous les autres jonchets) vaut 5.
Remarque :
S’il n’y à que quatre pièces principales : le roi vaut 20, la reine vaut 10, le cavalier vaut
5, le soldat vaut 1.
Extrait : guerriers du moyen age - forum
Au plus près du couteau
Jeu très pratiqué au Moyen-Âge
Règle du jeu : Le jeu nécessite 5 palets par joueurs, une table et un couteau. On plante un couteau sur le bord d’une table et les joueurs se placent sur le côté opposé. Le joueur A tire un palet, puis c’est autour du joueur B et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les joueurs aient tiré leurs 5 palets. Le vainqueur est celui qui a placé un de ces palets « au plus près du couteau »
La difficulté de ce jeu est de lancer son palet près du couteau sans que palet ni couteau ne tombent de la table.
Une variante de ce jeu, pratiqué en extérieur, consiste à lancer le palet le plus près possible d’un piquet planté dans le sol ou d’un mur sans le toucher.
Extrait : Les jeux au Moyen-Âge – Fabien Müllers – p.30
Illustration extraite : http://classes.bnf.fr/ema/grands/205.htm
| Le cheval-bâton |
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Danse macabre, France, fin du XVe siècle |
| Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 995, fol. 7 |
|
Les enfants qui s'affrontent en petites joutes dans les rues de la ville sont un présage de guerre, affirment les commères du XVe siècle. |
Au Moyen-Âge, le cheval bâton est parmi les activités favorites des enfants.
On le retrouve sur des peintures du XVe siècle, dans les livres d’inventaires du XVIe siècle (rennaissance) mais aussi dans l'art religieux du 15e siècle, où
l’on peut voir que l’écuyer du cheval n’est autre que l’enfant Jésus lui-même.
A cette même époque, les jouets s'inscrivant peu à peu dans un cadre quotidien, le graveur allemand Israel Van Meckenem le Jeune place un cheval bâton à tête sculptée dans le désordre d'une maison.
* par Pieter Brueghel, (1560), le cheval bâton au 1e plan de son œuvre : les Jeux d'enfants.
Sources :
Sources Internet :
http://www.musee-du-jouet.fr/jouetmag/chevalbaton.pdf
Sources Livresques :
« Histoire des Jouets », H.-R. D'Allemagne. Hachette, v.1900. "Chevaux, voitures et jouets à bon marché", p.43-53.
« Jouets de toujours », M. Manson, Fayard, 2001.
"Item, en icelui temps, chantaient les petits enfants au soir, en allant au vin ou à la moutarde, tous communément :
"Votre con a la toux, commère
Votre con a la toux, la toux"
Vers la fin du XV ème, il semblerait que dans le sud on ait la chanson "Jan dé Nivélo" sur l'air de Cadet Roussel et dont elle serait l'origine.
Il semblerait qu'un certain Sire de Nivelle se soit opposé à la francisation de la Provence (Louis XI la
reçoit en héritage). (Sous toutes réserves) Et vu que ce fameux Jean dé Nivelle se serait plus ou moins retrouvé seul, il n'avait plus pour serviteurs que les animaux...
Source : Aguillon (forum guerriers-du-moyen-age)
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